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le pacte Unesco/microsoft
 

Le 17 novembre 2004, unesco pactise avec le géant microsoft afin de "réduire la fracture numérique" ...

"L'Unesco a montré des signes importants de soutien au logiciel libre : elle dispose d' un portail dédié aux logiciels libres, elle maintient un annuaire des ogiciels libres avec la Free Software Foundation, elle soutient le développement du live-cd Freeduc du projet OFSET et ses dirigeants ont reconnu le projet libre GNU comme 'Trésor du Monde'. A l'origine, l'Unesco défend les valeurs sociales, culturelles et humaines. Et aujourd'hui elle sous-traite ses valeurs au secteur privé" explique Benoît Sibaud, membre de l'April. "Microsoft détient là une bonne manière de s'infiltrer dans les pays en voie de développement. Et ça ne lui coûte pas grand chose car il peut se rattraper sur la marge qu'il réalise sur le prix de ses licences dans les pays du Nord", "Le fait de donner la main à un acteur du logiciel propriétaire risque de limiter le partage entre individus et de créer artificiellement de la rareté"

"Il est clair qu'au niveau du modèle de développement, le libre demeure le seul à donner accès au code source intégralement", accorde l'Unesco. Et les deux acteurs s'accordent à dire que si les logiciels propriétaires peuvent aider au développement, ils ne contribuent certainement pas au développement durable.
http://www.journaldunet.com/solutions/0411/041126_unesco_microsoft.shtml

La firme de Redmond, en échange d'un investissement minime ­ la mise à disposition de copies de programmes déjà amortis ­ obtient l'opportunité d'asseoir sa pénétration commerciale dans les pays du Sud, auréolée du prestige et du pouvoir prescripteur d'une grande organisation internationale. Pour les pays en développement la liste des conséquences et des abandons est plus longue.

En promouvant le logiciel propriétaire, l'accord incite les pays en voie de développement à percevoir le logiciel comme une chose que l'on achète plutôt que de la construire, comme un produit industriel plutôt qu'une technique culturelle qui mérite d'être enseignée et partagée. L'accord adhère à l'idée qu'il est acceptable de renoncer à des libertés essentielles dans le seul but d'avoir accès à certains programmes informatiques. L'éducation et la culture ne se résument pas au savoir-faire et à la connaissance : elles sont également faites de valeurs. Quand le logiciel est utilisé comme véhicule d'éducation et de culture, ces valeurs ne devraient pas être reléguées au second plan.

Si les pays en développement aspirent à réduire la fracture numérique qui les sépare des pays industrialisés, ils ne comptent pas y sacrifier leurs spécificités linguistiques et culturelles. Or un éditeur comme Microsoft, dont on leur propose de devenir les clients captifs, n'est pas en mesure de développer des versions de ses logiciels dans des langues ou pour des usages qui ne lui offrent pas un débouché commercial rentable. Tel n'est pas le cas du logiciel libre où l'engagement, bénévole ou non, d'un nombre réduit de personnes permet cette localisation. Le navigateur Internet Mozilla peut ainsi désormais être utilisé avec une interface en luganda, grâce aux efforts d'une petite équipe de huit personnes. Cette traduction a été menée à bien en moins d'un an par une équipe de huit utilisateurs motivés, dont quatre traducteurs, sans financement et sans organisation formelle.

Comme le soulignait très récemment l'association ivoirienne GNU/Linux et les Logiciels libres : «pour apprendre, il faut comprendre». On voit effectivement mal comment les étudiants en informatique des pays en développement s'approprieraient des techniques dont l'essentiel leur demeure dissimulé ? On cerne encore plus mal la légitimité en matière d'enseignement d'une firme dont le modèle commercial repose en grande partie sur l'interdiction de l'étude et de l'emploi des procédés techniques qu'elle met en œuvre ? À l'opposé de cette mentalité étriquée, la philosophie du logiciel libre est fondée sur la mutualisation des savoirs, parfaitement en harmonie avec la culture du partage traditionnelle de nombre de pays en développement, en particulier africains. Un slogan éculé de l'aide au développement daté des années 70 proclame : «En donnant un poisson à un homme, on le nourrit un jour ; tandis qu'en lui apprenant à pêcher on le nourrit toute sa vie.» A l'ère de l'informatique, en donnant un logiciel propriétaire à un homme, on en fait un simple consommateur de technologie ; tandis qu'en lui offrant la possibilité de s'approprier la technique du logiciel libre, il en devient producteur.

En faisant le choix du logiciel propriétaire, un Etat se limite à louer une technologie ­ location qu'il acquittera sous forme de licences renouvelables et de mises à jour payantes de ses outils. Dans le cas du logiciel libre, le développement logiciel sera réalisé localement, et ces capitaux qui partaient à l'étranger resteront dans le PIB. La capacité à entreprendre dans la société de l'information dépend prioritairement de l'accès aux logiciels sur lesquels elle s'appuie. Un industriel qui serait dépendant d'un fournisseur en situation de quasi-monopole qui lui interdit de modifier lui-même ses outils logiciels pour les adapter à son activité perd tout espoir d'entrer un jour sur un pied d'égalité dans la compétition mondiale. Une industrie basée sur le logiciel libre se place, elle, d'emblée, au même niveau de technologie que les plus grands acteurs internationaux. A l'heure de la société de l'information, seul le pays qui maîtrise ses outils logiciels peut espérer maîtriser son développement. Faute de quoi, il est victime d'une colonisation rampante d'abord économique et culturelle, puis, au final, politique. Pour s'en convaincre, il n'est qu'à observer les intenses efforts de lobbying antilogiciel libre menés actuellement par les Etats-Unis au sein du Sommet mondial sur la société de l'information (SMSI).

Nous exprimons la crainte qu'à travers ce partenariat, avec le concours bien involontaire de l'Unesco, Microsoft ne s'apprête à forcer la main des pays en développement pour les placer sur la voie, non pas d'un développement durable, mais d'une sujétion tout aussi durable. Nous craignons que le «cadeau» de Microsoft ne soit le «baiser de la mort» donné à la recherche et à l'industrie logicielles de ces pays. L'offre de Bill Gates à l'Unesco est une offre de développement commercial pour Microsoft, alors que les logiciels libres présentent une réelle alternative de développement culturel, scientifique, technologique et économique pour les pays du Sud.

Nous prenons acte de la déclaration de Koïchiro Matsuura, directeur général de l'Unesco, qui a indiqué que «la relation entre Microsoft et l'Unesco n'était pas exclusive». Nous espérons vivement voir ces propos trouver prochainement leur confirmation à travers une démarche qui donne la priorité au logiciel libre, démarche qui rétablirait un équilibre aujourd'hui rompu.
http://www.couchet.org/accord-microsoft-unesco-liberation.html

Les plus grand programmeurs, les plus pertinents et les plus innovants sont ceux qui ont commencé tout de suite sur un ordinateur doté de logiciels et de programmes libres. Faire découvrir aux pays en développement l'ordinateur sous microsoft est une manière pour ces derniers d'éviter de voir ressurgir un nouveau Dennis Ritchie, Ken Thompson, Linus Torvald ou Richard Stallman.




Commentaires sur cette page:
Commentaire de Faeez, 07/06/2013, 16 04 12 (UTC):
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